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mercredi 23 novembre 2011

QUAND L'INFORMATIQUE PREND L'EAU !


La facture de consommation d’eau était à payer avant la mi-novembre 2011. En mai 2009, un article de ce blog (« À l’eau ! À l’eau ! ... Ça coule de source ») était consacré aux tarifs appliqués par la commune de Frasne qui est adepte d’une formule selon laquelle « plus on consomme d’eau, moins on paye le prix du m³ d’eau ».

Payer moins cher le m³ lorsqu’on consomme beaucoup n’incite pas à faire des économies. La triple tarification utilisée par la Commune de Frasne est sans doute un cas rare, voire unique, surtout à notre époque où l’on parle de développement durable et de préservation de la nature.

Dans le compte-rendu du Conseil municipal du 9 juin 2011, on apprend que, pour le recouvrement des redevances d'eau pour l'année 2011, il y a des « difficultés liées au logiciel du Syndicat des eaux de Vau les Aigues qui ne permet pas de gérer plusieurs tarifs différents de façon concomitante. »


Même si l’informatique s’en mêle, où va-t-on ?

samedi 9 mai 2009

A L'EAU ! A L'EAU ! ... ÇA COULE DE SOURCE !

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À Frasne, depuis des années, la facture de l’eau est basée sur des tranches de consommation d’eau. Trois tranches ont été établies. Lors du Conseil municipal du 23 avril 2009, tous les conseillers et conseillères présents ont voté à l’unanimité les tarifs suivants :

Comme on peut le voir, moins on consomme d’eau et plus le prix du m³ est élevé. De la tranche 3 à la tranche 1, il y a une augmentation de 18,64 %. De plus, l’augmentation la plus importante (4,48 %) concerne ceux et celles qui consomment le moins d’eau. Cette pratique est, de nos jours, une hérésie et une injustice.

Qui consomme moins de 50 m³ par an ? En dehors des personnes possédant des résidences secondaires, il s’agit essentiellement de personnes seules et le plus souvent âgées. Ces personnes ont des frais fixes comme tout le monde : que vous chauffiez une pièce pour une ou deux personnes, le prix sera identique. Malheureusement, les retraites des personnes âgées ne tiennent pas compte de cette situation et le Conseil municipal de Frasne accentue encore la perte du pouvoir d’achat de ces personnes en augmentant le prix de l’eau. Ne trouvez-vous pas qu’il s’agit là d’une injustice flagrante ?

Autre injustice : le barème tel qu’il a été fixé avec ces trois tranches.

Petite démonstration.
Premier calcul.
Vous consommez 50 m³ d’eau, vous êtes donc dans la tranche 1. Vous payerez alors 35 €.
Vous consommez 51 m³ d’eau, vous passez dans la tranche 2 et vous payez 33,15 €.
La différence est donc de 1,85 €, ce qui correspond à une consommation variant entre 2 et 3 m³ d’eau suivant la tranche.

Deuxième calcul.
1 000 m³ d’eau sont consommés : vous payez 650 €.
Avec 1 001 m³, votre facture descend à 590,59 €.
Financièrement, la différence est donc de 59,41 €, ce qui correspond à une consommation de 91,4 m³ d’eau avec la tranche 2 ou de 100,7 m³ d’eau avec la tranche 3.
Enfin, pour payer 650 €, le consommateur de la tranche 3 devra utiliser un peu plus de 1 101 m³ d’eau. Conclusion : pour le même prix (650 €), l’un consommera 1 000 m³ d’eau avec le tarif de la tranche 2 et l’autre bénéficiera gratuitement de 101 m³ d’eau supplémentaires car il est dans la tranche 3. Tout ceci est très inégalitaire.

Il s’agit peut-être d’une démonstration par l’absurde et de cas extrêmes, mais cet état de fait met en évidence les effets pervers de la tarification utilisée par la Commune de Frasne. On pourra toujours arguer que d’autres communes, comme Morteau ou Villers-le-Lac, ont des prix du m³ d’eau nettement plus élevés que ceux de Frasne. Soit, mais, là, il s’agit d’un autre débat. Restons dans la tarification proposée par la Commune de Frasne.

Deux raisons devraient inciter la Commune à adopter une autre tarification et à montrer sa volonté politique en la matière.
La première concerne le pouvoir d’achat : en ne surtaxant pas les faibles consommateurs d’eau, qui sont, comme on l’a vu ci-dessus, souvent des personnes aux faibles revenus, le Conseil montrerait alors sa volonté de pratiquer une certaine politique sociale.

Deuxième raison et non des moindres, puisqu’il s’agit là de la planète Terre.
Il faudrait arrêter le temps du « Pour payer moins, consommez plus », comme c’est le cas avec la tarification en cours. À peine 1 % de l’eau de notre planète est potable. Raison de plus pour en prendre soin et ne pas la gaspiller ! Dans le programme électoral de la liste de M. Alpy, on peut lire dans la rubrique « Développement durable » : « Sensibilisation à la gestion de l’eau ». Dans cette perspective de développement durable (certes, il y a les actions collectives, comme le fret, mais il doit y avoir aussi l’incitation aux actions individuelles), le Conseil municipal devrait établir une tarification qui privilégie les faibles consommateurs et incite les plus gros à essayer de consommer moins.

Quelles solutions pour la tarification ?
Plusieurs solutions peuvent être envisagées. Chacune demande une étude approfondie de la consommation de chaque foyer. Combien de personnes consomment moins de 50 m³ d’eau ? À quelles catégories socioprofessionnelles appartiennent-elles ? Qui sont les gros consommateurs ?...

Une solution : le prix unique.
Ce prix pourrait correspondre, par exemple, au tarif de la tranche 2. Les faibles consommateurs paieraient ainsi moins cher le m³ d’eau et les gros consommateurs, qui paieraient le m³ d’eau un peu plus cher, pourraient chercher à faire des économies d’eau. Cette solution paraît la plus simple et la plus juste.

Autre solution en gardant les tranches : inverser les prix des tranches.
Les 50 premiers m³ d’eau à 0,59 €/m³ ; de 51 à 1 000 m³, même tarif qu’actuellement, c’est-à-dire 0,65 €/m³, et enfin pour la tranche 3 (+ de 1 000 m³) 0,70 €/m³.

Exemple avec une consommation de 1200 m³ d’eau :
Première solution :
Avec un tarif unique (qui correspondrait à la tranche 2 actuelle, soit 0,65 €/m³), la facture serait de 780 €.
Deuxième solution :
50 premiers m³ d’eau : 50 m³ x 0,59 € = 29,50 €
de 50 à 1 000 m³ d’eau : 950 m³ x 0,65€ = 617,50 €
les 200 derniers m³ d’eau : 200 m³ x 0,70 = 140,00 €
Total de la facture = 787,00 €

Ces deux montants (780 et 787 €) n’auraient rien de scandaleux, car un gros consommateur sollicite plus le réseau de distribution et l’entretien du réseau a aussi un coût.
Avec le système actuel, ce consommateur paierait 708 €.
D’autres simulations peuvent être faites pour affiner la tarification.

Alors, Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux, qu’en pensez-vous ? Cette question de la tarification de l’eau ne mériterait-elle pas un débat de fond lors d’un Conseil municipal ?

jeudi 7 mai 2009

IMPOTS... IMPOSSIBLE N'EST PAS FRAIGNAUD !

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Conseil municipal du 30 mars 2009 : vote des quatre taxes 2009

Conseil municipal du 23 avril 2009 : tarification eau et redevance assainissement 2009/2010



Comme chacun peut le constater à la lecture des tableaux ci-dessus, la Commune de Frasne a choisi de tout augmenter. De 2 % à 12,07 %.

Qu'une hausse de la redevance d'assainissement ait été votée, on peut le comprendre au vu des gros travaux qui sont envisagés dans ce domaine. Mais alors, pourquoi augmenter aussi les quatre taxes ? Presque toutes les communes du secteur ont choisi de ne pas les augmenter, y compris des villes comme Pontarlier ou Morteau. En cette période de crise économique, toute augmentation semble malvenue. Entre mars 2008 et mars 2009, l'indice des prix à la consommation (IPC) de l'ensemble des ménages s'est accru de 0,3 %. Le taux du Livret A est passé à 1,75 %. Même le président Sarkozy a précisé le 5 mai 2009 à Nîmes que "face à la récession, augmenter les impôts aurait été une folie". A Frasne, pourtant dirigé par un maire proche des idées défendues par M. Sarkozy, le Conseil en a décidé autrement.

Alors comment expliquer toutes ces hausses ?

La politique de communication grand public voulue par M. Alpy, maire de Frasne, nécessite certains moyens supplémentaires (ce sujet sera développé dans un autre article sur ce blog). Il faut bien trouver le financement quelque part et la somme que représente la hausse des quatre taxes y contribue pleinement. Autre explication : il est bien connu que certains politiciens préfèrent augmenter les impôts au début de leur mandat et limiter la hausse en fin de mandat. Cette manœuvre politicienne n'est faite, bien sûr, qu'en vue des élections suivantes. Or tout le monde sait que M. Alpy a toujours eu des ambitions politiques...

Les choix du Conseil municipal devraient être expliqués clairement. Un article dans le journal municipal d'avril 2009 aurait été nécessaire !
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